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Dabou: Des affrontements entre populations et dozos font des blessés

Publié le : 18 juin 2015 par Linfodrome

(Photo d'archives poir illustrer l'article)

(Photo d'archives poir illustrer l'article)

Le mercredi 10 juin 2015, des jeunes de Débrimou (15 kilomètres de Dabou), munis de machettes, de gourdins et d'autres objets contondants ont essuyé des tirs de dozos (chasseurs traditionnels) qu'ils allaient déloger dans la plantation de 150 hectares d'hévéa de la mutuelle Kibrim de leur village.

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Des blessés ont été enregistrés. Selon nos sources, tout est parti de l'éviction pour mauvaise gestion, en avril 2015, lors d'une assemblée générale extraordinaire, du président de ladite mutuelle, Mémel Ferdinand, élu en 2014. Aussitôt, une autre assemblée est organisée les jours suivants pour mettre en place un comité ad hoc présidé par Nikpi Adèle.

Des jeunes qui travaillent dans la plantation dont la production mensuelle avoisine 70 tonnes de latex, évaluées à environ 23 millions de francs Cfa, sont maintenus à leurs postes. Mais Mémel Ferdinand, le 21 avril 2015, écartera certains travailleurs se réclamant de la nouvelle équipe. Ceux-ci se rendent aussitôt dans la plantation pour déloger leurs collègues installés de force par Mémel Ferdinand.

Les affrontements font des blessés. Mémel Ferdinand sollicite alors une trentaine de dozos pour investir la plantation. Des jeunes du village s'y rendent, le mercredi 10 juin 2015, armés de machettes, de gourdins et de haches, pour déloger les occupants. L’un des dozos est vite rattrapé et mis à poil. Les dozos ripostent alors par des coups de feu. C’est la débandade généralisée. Dans cette confusion, l’on enregistre des blessés et des jeunes traumatisés. « Le président évincé est en train de semer la terreur dans le village. Il a fait investir la plantation par des dozos qui ouvrent le feu sur des jeunes du village. Les populations sont traumatisées », informe Nikpi Adèle, qui soutient que l’avènement des dozos dans la plantation est un acte illégal et abject. Elle affirme vouloir saisir l’autorité administrative locale afin qu’une solution soit trouvée.

De son côté, Mémel Ferdinand que nous joignons téléphoniquement, le lundi 15 juin 2015, alors qu’il se trouverait à N’Douci, déclare : « Je suis toujours à mon poste. C’est un comité fictif, et donc de nul effet. J’ai été désigné en 2014, au cours d’une assemblée générale que j’ai remportée par 13 voix sur 19 votants ». Il dit bénéficier du soutien du chef du village, Gnamba Hilaire, par ailleurs, son président d’honneur. Concernant la présence des dozos dans la plantation, il explique : « Nous avons sollicité ces dozos qui ont reçu des consignes claires. Il s’agit de dissuader les jeunes manifestants qui tentent de piller le patrimoine du village. Le chef m’a donné alors l’autorisation de prendre ces dozos au lieu des éléments de la police, en nombre insuffisant. Mais j’avoue que le préfet Kouakou Assoman n’est pas encore informé de la situation ». Mais des jeunes du village entendent laver cet affront. Pour eux, il faut, coûte que coûte, déloger ces dozos pour l’honneur de leur mutuelle.

Norbert Nkaka (A DABOU)

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites


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Article rédigé par

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