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Bocanda/ Il tue le cultivateur pour prendre sa femme

Publié le : 23 septembre 2015 par Linfodrome

(Photo d'archives pour illustrer l'article)

(Photo d'archives pour illustrer l'article)

Le village de Yapi-Kouamékro, situé dans la sous-préfecture de N’zékré-N’zessou, dans le département de Bocanda, est encore sous le choc. Un drame qui défraie la chronique dans cette région, depuis le 6 septembre 2015.

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Taki Kouassi Réné, la soixantaine révolue, cultivateur, a, par des pratiques occultes, donné la mort à un autre cultivateur. Il s'agit de Tanoh Kouassi Jean alias John, âgé lui, de 59 ans. Et c'est l’assassin lui-même qui a avoué son forfait, tout en révélant l’avoir commis dans le seul but de lui ravir sa femme, répondant aux initiales K.A., âgée de 45 ans.

Du fait, selon les informations reçues, tout commence deux mois plus tôt avant le décès de John, survenu en mai 2015. Lors d’un échange de façon conviviale avec John, en présence de sa femme et bien d’autres villageois, Taki Kouassi Réné dit ceci à John, tout en tapotant sur son épaule :’’Il faut mourir pour que je marie ta femme.’’ Est-ce une plaisanterie ou était-il sérieux ? Difficile d'y répondre, vu la tournure que va prendre la suite de cette plaisanterie de mauvais goût. C’est que deux mois plus tard, des suites de légers maux de ventre contractés un matin, John passe de vie à trépas dans la soirée du même jour. Dès lors, les soupçons pèsent sur Taki Kouassi Réné. Toutefois, personne n’ose l’accuser ouvertement.

Mais coup de théâtre. Deux mois après l’inhumation de John, Taki vient s’attacher les services d’un cousin du défunt afin d’organiser la cérémonie de divorce de la veuve du défunt. Probablement en vue de mettre au plus vite à exécution son vœu le plus cher : remarier K.A. Ce qui est pourtant contraire à la coutume qui exige que cette cérémonie soit faite seulement un an après le décès de l’époux. Toute chose qui suscite des interrogations chez les parents de John qui convoquent Taki chez le chef de famille du défunt. Taki récuse en bloc, non seulement le verdict sanctionnant cette rencontre mais également le rituel coutumier, en la matière, recommandé par lui-même pour se blanchir. Et qui a encore confirmé sa culpabilité.

Les parents du défunt passent à l’étape supérieure en convoquant le mis-en-cause chez le chef du village. De son côté, l'accusé qui ne veut pas lâcher prise, s’attache les services d’un grand féticheur qu’il investit de la mission de retourner le verdict en sa faveur. Sur la place publique, le 6 septembre 2015, au moment de la cérémonie d’exorcisme devant une foule compacte, composée de parents du défunt, de sa veuve et de nombreux curieux, le féticheur de Taki, par extraordinaire, va déféquer et uriner sur lui. Cela, après des incantations du chef du village. Ruinant ainsi les espoirs de Taki qui est une fois de plus incriminé par le chef traditionnel. Taki reconnaît enfin les faits qui lui sont reprochés. Avant de mentionner qu’il a tué John pour se donner la chance de marier sa veuve.

Pauquoud Charles Noël (Correspondant)

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites


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Article rédigé par

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