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Yopougon/ Fusillade à la Rue Princesse: des gangsters et l'amante de leur chef arrêtés
Publié le : 16 septembre 2015 par Kikié Nazaire

(Photo d'archives pour illustrer l'article)
Dans la matinée du lundi 31 août 2015, des coups de feu ont créé la débandade à la désormais aphone Rue Princesse de Yopougon. Une fusillade entre éléments de la police et des malfaiteurs.
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En effet, nos sources indiquent que ce jour-là, à la suite d'un conclave entre eux, des malfaiteurs retiennent l'attaque d'un commerce à la Rue Princesse. Le plan est bien ficelé, l'arsenal pour l'assaut est réuni. Il n'y a plus qu'à se rendre sur le terrain, pour frapper, avec l’espoir d'un succès assuré. Mais ce que ces malfaiteurs ignorent, c'est que l'information de leurs malveillantes intentions a fuité. Elle est parvenue à la police. Ainsi, des heures avant l’attaque, les flics, comme on le dit, vont « miner » le secteur, en se tenant en planque. Une sorte de comité d'accueil qui ne plaît guère du tout aux bandits.
Aux alentours de 17h, les malfrats, obéissant à leur plan, débarquent sur les lieux. Et croyant qu'ils ont le total contrôle de l'environnement, ils passent immédiatement à l'attaque. C'est à ce moment, que le scénario qu'ils n'ont pas prévu, se produit avec l'entrée en scène des agents de police. Complètement désorientés par cette intrusion, les gangsters qui maudissent par la même occasion le traître qui les a balancés, allument la mèche. Les policiers ripostent et c'est la fusillade suivie d'une chasse à l'homme. Au cours de la course-poursuite à travers des ruelles du quartier, deux des malfaiteurs sont appréhendés, quand le dernier réussissait à se tirer dans la nature.
Les agents des forces de l'ordre conduisent les deux interpellés à leur base. Ils les y interrogent et l'un d'eux se montre prolixe en filant toutes les informations utiles, sur le troisième larron qui a pu s'échapper. Les policiers, dans la soirée, repartent donc sur le terrain, à Yopougon. Et dans les environs des locaux de la mairie où ils se fondent aux populations, ils voient au volant d'une superbe Peugeot, de type 407, un individu qui correspond parfaitement aux signalements donnés du malfaiteur et chef de gang, qui était parvenu des heures avant, à se sortir sans dommage, de la fusillade. Oui, c'est bien « Petit chauffeur » ( sobriquet du malfrat recherché) pour qui ils sont là. Ce dernier a, à ses côtés, sa gonzesse. La sommation lancée, des coups de feu claquent depuis l'intérieur de la Peugeot. « Petit chauffeur » et sa dulcinée n'entendent pas livrer leur peau aussi facilement. Là aussi, les agents de police répliquent. Mais à cause du monde qui court dans tous les sens, ils ne peuvent pas faire davantage, au risque de commettre une bavure regrettable.
Cet atermoiement fait l'affaire du chef de gang. Sa petite amie et lui s'éjectent de leur voiture et prennent la fuite à pied, abandonnant dans la « caisse », deux pistolets automatiques de marque Mab P15 , avec des munitions. Les policiers récupèrent les armes quand leurs collègues investissent le quartier. La battue qu'ils mènent, ne permet malheureusement pas de débusquer le chef-bandit. Une fois de plus, ce dernier, veinard comme Gontrand, s'est fondu dans la nature. Mais c'est tout le contraire de son « âme sœur ». Celle-ci, répondant aux initiales D.K, est chopée dans l'endroit où elle s'était planquée. Blessée au cours de la fusillade, elle est évacuée dans un centre hospitalier pour des soins. Il reste à neutraliser son mec, pour que la bande soit au complet. Et des recherches dans ce sens, nous dit-on, sont menées. Ainsi, on saura tout de cette bande et de ses coups précédents. Tout comme on espère savoir, si D.K était activement associée ou non, aux activités criminelles de son Jules.
KIKIE Ahou Nazaire
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Kikié Nazaire
Journaliste Reporter
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